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Ton premier télescope

Un guide pratique pour choisir, installer et profiter de ton premier télescope.

19 min de lecture Matthias Wüllenweber

Points Clés

  1. 1

    L'ouverture est reine. Le diamètre du miroir principal ou de la lentille détermine la quantité de lumière collectée et le niveau de détail perçu. Un télescope de 6″ (150 mm) montre bien plus qu'un de 3″, quels que soient les arguments de grossissement affichés.

  2. 2

    Le meilleur télescope pour débuter est presque toujours un Dobsonian — un réflecteur newtonien sur une simple monture à berceau push-to. Le maximum d'ouverture par euro, intuitif à pointer, installation minimale.

  3. 3

    Ignore les arguments du type « 525× DE PUISSANCE ! ». Le grossissement utile est limité par l'ouverture (environ 2× par mm). Au-delà, l'image devient une bouillie sombre et floue. Le grossissement annoncé sur un télescope bon marché est justement celui qu'il n'atteindra jamais utilement.

  4. 4

    Commence par des jumelles et la Lune. Une paire de jumelles 10×50 à 80 € est le meilleur premier achat astronomique possible, et la Lune dans n'importe quel bon télescope est stupéfiante. Ce sont les deux moyens les plus rapides de progresser.

  5. 5

    Les objets du ciel profond ne ressemblent pas aux photos. Les galaxies sont de vagues taches ; les nébuleuses de subtiles lueurs. Tes yeux ne font pas de poses longues. C'est normal — et à mesure que ton expérience d'observateur grandit, tu commenceras à percevoir des structures invisibles au premier soir.

Avant d'acheter

Un télescope est un investissement — pas seulement en argent, mais aussi dans l'apprentissage d'une nouvelle compétence. Avant de dépenser quoi que ce soit, considère quelques points qui t'éviteront de la frustration et des regrets.

  • Commence par des jumelles — Une paire de jumelles 10×50 est le meilleur premier achat en astronomie. Elles sont intuitives, te montrent la Voie lactée, les amas d'étoiles et les cratères lunaires, et elles t'apprennent à naviguer dans le ciel — une compétence indispensable avec n'importe quel télescope. Tu peux en trouver d'excellentes pour 50–100 €.
  • Apprends d'abord quelques constellations — Si tu ne sais pas trouver Orion ou la Grande Ourse, un télescope ne te montrera qu'un cercle confus d'étoiles anonymes. Passe quelques soirées dehors avec une carte du ciel ou la carte du ciel Nightbase. Apprends 5–10 étoiles brillantes par leur nom.
  • L'ouverture est reine — La spécification la plus importante est le diamètre du miroir primaire ou de la lentille (l'ouverture). Plus d'ouverture signifie plus de lumière collectée, donc des objets plus faibles et plus de détails. Un télescope de 6″ (150 mm) montre considérablement plus qu'un de 3″ (76 mm).
  • Ignore les arguments de grossissement — N'importe quel télescope peut grossir à 500× — mais l'image sera sombre et floue. Le grossissement utile est limité par l'ouverture (environ 2× par mm). Un télescope de 70 mm plafonne autour de 140× ; un de 200 mm autour de 400×.
  • Pense à la portabilité — Le meilleur télescope est celui que tu utilises vraiment. Un énorme télescope qui reste au garage parce qu'il est trop lourd à sortir est moins bien qu'un plus petit que tu emportes chaque nuit claire.

Types de télescopes

Il existe trois grands types de télescopes. Chacun a ses compromis — il n'y a pas de « meilleur » télescope universel, seulement le meilleur pour ta situation.

Réfracteur (lunette)

Utilise une lentille en verre pour focaliser la lumière. Le design classique de la « longue-vue ». Produit des images nettes et contrastées, pratiquement sans entretien. Les réfracteurs achromatiques simples de 70–100 mm sont abordables et excellents pour la Lune, les planètes et les étoiles doubles brillantes.

Avantages : Peu d'entretien, images nettes, pas de collimation nécessaire. Inconvénients : Moins d'ouverture par euro, léger chromatisme sur les cibles brillantes. Idéal pour : Planètes, Lune, étoiles doubles. Parfait si tu veux quelque chose de simple à utiliser.

Réflecteur newtonien / Dobsonian

Utilise un miroir au lieu d'une lentille. Un newtonien sur une monture simple à berceau s'appelle un Dobsonian — et il est largement considéré comme le meilleur télescope pour débutants. Tu obtiens le maximum d'ouverture pour ton budget, et la monture est intuitive : pousse le tube pour viser où tu veux. Un Dobsonian de 6″ ou 8″ ouvre la porte aux galaxies, nébuleuses et amas d'étoiles.

Avantages : Le plus d'ouverture par euro, monture intuitive. Inconvénients : Encombrant, nécessite une collimation occasionnelle. Idéal pour : Objets du ciel profond, astronomie visuelle polyvalente. Le favori de la communauté pour les débutants.

Catadioptrique (Schmidt-Cassegrain / Maksutov)

Combine des miroirs et une lame correctrice dans un tube compact. Un Maksutov de 5″ est à peine plus grand qu'une bouteille d'eau mais offre des vues planétaires rivalisant avec des télescopes bien plus grands. Les Schmidt-Cassegrain (SCT) montent en ouverture tout en restant transportables. Souvent associés à des montures GoTo motorisées.

Avantages : Compact, portable, excellent pour les planètes. Inconvénients : Plus cher, temps de mise en température plus long. Idéal pour : Observation planétaire, espace de rangement limité, astrophotographie plus tard.

Pour aller plus loin

Pour la terminologie optique détaillée, consulte le Glossaire de l'équipement. Essaie le Simulateur optique pour comparer l'effet de différentes ouvertures et grossissements sur la vue.

Ce qu'il faut éviter

Plus de débutants sont découragés par du mauvais matériel que par le mauvais temps. Savoir ce qu'il ne faut pas acheter est aussi important que savoir quoi acheter.

Les télescopes « 525× ! » de supermarché

Les télescopes bon marché vendus dans les magasins de jouets et les grandes surfaces affichent des grossissements absurdes. Ils ont de minuscules ouvertures, des montures branlantes et des optiques en plastique. L'image tremble à chaque fois que tu touches la mise au point. Ils créent de la frustration, pas de l'émerveillement.

Trépieds et montures instables

Un excellent télescope sur une mauvaise monture est inutilisable. À 100× de grossissement, la moindre vibration fait rebondir l'image pendant plusieurs secondes. Si la monture ne peut pas maintenir le télescope stable, les optiques n'ont aucune importance. Teste-le en magasin si tu peux.

Réflecteurs Bird-Jones / à tube court

Certains réflecteurs bon marché utilisent un miroir sphérique avec une lentille correctrice pour réduire les coûts. La qualité optique en souffre considérablement, et ils sont presque impossibles à bien collimater. Évite les réflecteurs plus courts qu'environ 4× leur ouverture.

Petites lunettes sur monture équatoriale

Une lunette de 60 mm sur une monture équatoriale branlante est un piège classique pour débutants. La monture est déroutante à utiliser et trop faible pour l'instrument. Tu ferais mieux de dépenser la même somme pour un Dobsonian.

La règle d'or

Achète dans un magasin spécialisé en astronomie, pas dans une grande surface ou un magasin de jouets. Lis les avis sur les forums d'astronomie. Envisage d'acheter d'occasion — des optiques bien entretenues durent des décennies.

Configurations recommandées

Voici des choix éprouvés qui donnent de vrais résultats sans se ruiner.

Budget (150–300 €)

  • Dobsonian de table 5″ (130 mm)
  • Heritage 130P ou similaire
  • Lunette achromatique de 70–80 mm sur monture alt-az
  • Jumelles 10×50 (excellente option en soi)

Le bon compromis (300–600 €)

  • Dobsonian 6″ (150 mm) — le choix classique
  • Dobsonian 8″ (200 mm) — le favori des passionnés
  • Inclut tout ce qu'il faut pour commencer à observer
  • Te satisfera pendant des années

Si tu veux un GoTo (400–800 €)

  • Maksutov 5″ avec monture GoTo motorisée
  • Newtonien 130 mm sur monture GoTo alt-az
  • Trouve les objets automatiquement après l'alignement
  • Idéal si tu observes depuis une banlieue polluée par la lumière

Haut de gamme (800 €+)

  • Dobsonian 10″–12″ — chasseur de galaxies
  • SCT 8″ sur monture équatoriale GoTo
  • Lunette apochromatique de 100 mm
  • Envisage ces options une fois que tu sais que le hobby te plaît

Accessoires essentiels

La plupart des télescopes sont livrés avec un ou deux oculaires basiques. Quelques ajouts ciblés font une grande différence.

  • Un bon oculaire à faible grossissement (25–32 mm) — Te donne le champ de vision le plus large. Indispensable pour trouver les objets et profiter de grandes cibles comme les Pléiades ou la galaxie d'Andromède. Si ton télescope est livré avec un oculaire de 25 mm, c'est parfait.
  • Un oculaire de grossissement moyen (10–15 mm) — Ton oculaire de travail pour la plupart des observations. Amas globulaires, nébuleuses planétaires et planètes à grossissement modéré. Un Plössl de 10 mm ou un oculaire grand-angle est un excellent deuxième oculaire.
  • Une lampe rouge — La lumière blanche détruit ton adaptation à l'obscurité. Une lampe LED rouge faible te permet de lire les cartes et d'ajuster le matériel sans réinitialiser tes yeux. Le mode nuit de Nightbase fait passer toute l'application en rouge pour la même raison.
  • Un filtre lunaire — La Lune est éblouissante à travers un télescope, surtout près de la pleine Lune. Un filtre lunaire à densité neutre est peu coûteux et préserve tes yeux.
  • Un planisphère ou une application de carte du ciel — Tu dois savoir ce qui se trouve là-haut avant de pouvoir le trouver. La carte du ciel Nightbase fonctionne sur ton téléphone, directement à l'oculaire.

Gère ton matériel dans Nightbase

Gère ton télescope, tes oculaires et tes filtres dans la section Équipement de Nightbase. Configure des Configurations d'équipement pour sauvegarder tes combinaisons préférées de télescope + oculaire.

Ta première nuit dehors

Tu as déballé ton nouveau télescope. Le ciel est dégagé. Voici comment tirer le meilleur de ta première séance d'observation.

1. Installe-le d'abord en plein jour

Entraîne-toi à assembler le télescope, fixer les oculaires et utiliser la mise au point pendant la journée. Vise un arbre ou un bâtiment éloigné pour apprendre comment fonctionne le chercheur. Aligne ton chercheur sur le télescope principal maintenant — tu ne veux pas tâtonner avec ça dans le noir.

2. Laisse le télescope refroidir

Si ton télescope était rangé à l'intérieur, sors-le 30–60 minutes avant d'observer. Les différences de température entre les optiques et l'air créent des turbulences dans le tube qui brouillent l'image. Les miroirs mettent plus de temps que les lentilles ; un grand Dobsonian peut nécessiter une heure complète.

3. Commence par la Lune

La Lune est la cible la plus facile et l'une des plus spectaculaires. Pointe ton télescope dessus avec ton oculaire à plus faible grossissement, fais la mise au point soigneusement, puis passe à un grossissement plus élevé. Explore le terminateur (la ligne entre lumière et ombre) où les cratères projettent de longues ombres spectaculaires. Consulte la page Lune pour la phase et les détails actuels.

4. Trouve une planète

Les planètes ressemblent à des « étoiles » brillantes et fixes à l'œil nu. Jupiter montre des bandes nuageuses et quatre lunes ; les anneaux de Saturne sont visibles à seulement 30×. Consulte la page Ce soir de Nightbase pour savoir quelles planètes sont visibles et où les chercher.

5. Essaie un objet du ciel profond brillant

La nébuleuse d'Orion (M42), les Pléiades (M45) ou la galaxie d'Andromède (M31) sont visibles même depuis un ciel de banlieue. Utilise ton oculaire à plus faible grossissement pour le champ le plus large. N'attends pas des photos de Hubble — tu verras de faibles taches de lumière fantômatiques, mais savoir que les photons qui frappent ton œil ont voyagé des millions d'années rend l'expérience extraordinaire.

6. Gère tes attentes

Les objets du ciel profond ne ressemblent en rien aux photographies. Les galaxies sont de vagues traînées ; les nébuleuses de subtiles lueurs. Tes yeux ne font pas de longues poses. C'est normal. Avec le temps, ta technique s'améliore et tu commences à voir plus de détails — des structures dans les galaxies, des marbrures dans les nébuleuses, des couleurs dans les étoiles brillantes. L'art de voir se développe avec la pratique.

Trouver les objets

Le plus grand défi pour les débutants n'est pas de voir les objets — c'est de les trouver. Un télescope montre un minuscule morceau de ciel, et tu dois le pointer précisément.

Utilise ton chercheur

Ton chercheur (une petite lunette ou un point rouge fixé au tube) montre un champ beaucoup plus large que le télescope principal. Commence toujours par centrer la cible dans le chercheur, puis regarde dans l'oculaire. Assure-toi que le chercheur et le télescope sont alignés — vérifie sur un objet éloigné pendant la journée.

Le saut d'étoiles (Star Hopping)

La méthode traditionnelle : pars d'une étoile brillante que tu peux identifier, puis « saute » à travers des motifs d'étoiles reconnaissables pour atteindre ta cible. C'est plus lent que le GoTo, mais cela t'apprend le ciel en profondeur.

  • Pars d'une étoile brillante visible à l'œil nu près de ta cible
  • Utilise l'oculaire à plus faible grossissement pour le champ le plus large
  • Avance par petits pas en comparant ce que tu vois dans l'oculaire à ta carte
  • N'oublie pas : les réflecteurs newtoniens montrent une vue inversée

Identifier les étoiles brillantes

Apprendre les noms et les positions des étoiles brillantes est la base de la navigation céleste. C'est essentiel pour le saut d'étoiles et aussi pour aligner les télescopes GoTo (voir ci-dessous). Le Drill des noms d'étoiles de Nightbase est un outil interactif et rapide pour tester et développer ces connaissances — il te montre des étoiles sur la carte et te demande de les identifier.

Utilise Nightbase comme carte de repérage

Utilise la carte du ciel Nightbase comme carte de repérage. Zoome sur ta cible pour voir les étoiles environnantes et planifier ton parcours.

Télescopes GoTo

Une monture GoTo possède des moteurs intégrés et une base de données informatique de milliers d'objets. Après une procédure d'alignement unique, elle peut pointer automatiquement n'importe quel objet. Cela semble magique — et ça l'est, une fois que tu maîtrises l'alignement.

  • Comment fonctionne l'alignement — La plupart des systèmes GoTo te demandent de centrer 2–3 étoiles d'alignement dans l'oculaire. L'ordinateur connaît alors son orientation et peut calculer où se trouve tout le reste. Si tu choisis la mauvaise étoile ou la centres mal, tout sera décalé.
  • Tu dois connaître tes étoiles — La raquette de commande peut afficher « Pointer vers Capella » ou proposer une liste d'étoiles brillantes. Si tu ne sais pas laquelle est Capella, tu ne peux pas confirmer que tu es bien centré dessus. C'est là que la préparation est payante.
  • Avantages du GoTo — Trouve les objets instantanément ; excellent depuis des lieux pollués par la lumière où tu ne vois pas assez d'étoiles pour le saut d'étoiles ; maximise le temps d'observation.
  • Inconvénients du GoTo — Nécessite de l'énergie (piles ou batterie) ; l'alignement demande de la pratique ; plus de choses peuvent mal tourner ; tu apprends le ciel plus lentement.

Prépare-toi avec Nightbase

Utilise le Drill des noms d'étoiles de Nightbase pour apprendre tes étoiles d'alignement avant de sortir. Il te montre des étoiles sur la carte et te questionne sur leurs noms — exactement la compétence nécessaire pour un alignement GoTo rapide et précis. Le Quiz des noms d'étoiles teste tes connaissances de manière plus formelle, pour les deux hémisphères.

Entretien

  • Collimation — Les télescopes réflecteurs nécessitent un alignement périodique de leurs miroirs. Cela semble intimidant, mais prend 5 minutes une fois qu'on l'a fait quelques fois. Un télescope légèrement décollimaté fonctionne encore ; un gravement décollimaté donne des étoiles floues et déformées. Vérifie avant chaque séance. Consulte le Guide de collimation.
  • Ne nettoie pas de manière obsessionnelle — Un peu de poussière sur tes optiques n'a pratiquement aucun effet sur l'image. Le nettoyage risque de rayer. Ne nettoie que lorsque l'accumulation est visible et affecte le contraste. Utilise d'abord une soufflette, puis une solution de nettoyage pour optiques avec un chiffon microfibre en mouvements circulaires doux.
  • Prévention de la buée — L'humidité se condense sur les optiques froides, embuant la vue. Un pare-buée (une extension de tube) aide. Pour une buée importante, une résistance chauffante enroulée autour de l'avant du télescope est efficace. Les lunettes et les catadioptriques sont plus sujets à la buée que les réflecteurs.
  • Range-le correctement — Mets des bouchons sur toutes les surfaces optiques. Range dans un endroit sec. Garder le télescope debout (tube vertical) évite la poussière sur les miroirs et les lentilles.

Utiliser Nightbase en tant que débutant

Nightbase est conçu pour t'accompagner dès ta toute première nuit à l'oculaire. Voici comment en tirer le meilleur parti quand tu débutes.

Mode gyroscope sur mobile

Sur ton téléphone ou ta tablette, appuie sur le bouton gyroscope de la carte du ciel. La carte bouge alors en même temps que ton appareil — tiens-le vers le ciel et il te montre exactement ce qui s'y trouve. C'est le moyen le plus rapide d'identifier cette « étoile » brillante que tu regardes. Est-ce Jupiter ? Arcturus ? Véga ? Pointe ton téléphone et découvre-le instantanément. Cela seul rend Nightbase inestimable à l'oculaire.

Apprends tes étoiles d'alignement

Si tu as un télescope GoTo, un alignement rapide et précis dépend de ta connaissance des étoiles brillantes par leur nom. Le Drill des noms d'étoiles est un outil interactif qui te montre une étoile sur la carte et te demande de la nommer. Utilise-le quelques minutes chaque jour et tu acquerras rapidement les connaissances stellaires nécessaires pour un alignement GoTo en toute confiance.

Consulte « Ce soir » avant de sortir

La page Ce soir te montre les meilleurs objets visibles en ce moment depuis ta position, triés par qualité de placement. Elle t'indique quand les planètes se lèvent et se couchent, ce que fait la Lune, et suggère des cibles adaptées à tes conditions de ciel. Planifie ta séance en 2 minutes.

Crée un plan d'observation

Utilise les Plans pour créer une liste de cibles pour ta séance. Nightbase calcule la visibilité, les heures de passage au méridien et l'altitude pour chaque objet. Coche-les au fur et à mesure. Avoir un plan évite la paralysie du « qu'est-ce que je regarde ensuite ? » qui gâche le temps de ciel dégagé.

Utilise le mode nuit

Active le mode nuit (l'icône d'œil rouge dans la barre supérieure) pour faire passer toute l'application en rouge foncé. Cela préserve ta vision adaptée à l'obscurité pendant que tu consultes les cartes, enregistres tes observations ou cherches des objets. Tes yeux te remercieront.

Enregistre tes observations

Démarre une Session, puis ajoute des observations au fur et à mesure. Tu peux taper ou utiliser des notes vocales. Note ce que tu vois, quel équipement tu as utilisé et les conditions. Au fil des semaines et des mois, ton journal devient un témoignage de ta progression — et tu seras surpris de voir combien plus de choses tu perçois à mesure que tes compétences se développent.

Explore le catalogue

Parcours le catalogue pendant la journée pour te renseigner sur les objets avant d'essayer de les observer. Chaque page d'objet t'affiche les coordonnées, la luminosité, la taille, une carte de repérage et les descriptions d'autres observateurs. Le catalogue Messier (110 objets) est la progression idéale pour les débutants — chaque objet est brillant et gratifiant.

Consulte la météo

La page Météo te donne des prévisions pour astronomes : couverture nuageuse, seeing, transparence et humidité heure par heure. Ne gaspille pas un trajet vers ton site d'observation pour une nuit avec 80 % de couverture nuageuse. Mais ne renonce pas non plus à une soirée juste parce qu'il y a « quelques nuages » — parfois les trouées entre les nuages offrent des vues époustouflantes.

Testez-vous

Q1 Q1 : Un télescope bon marché affiche « puissance 525× ». Est-ce un argument utile ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

Non. Le grossissement utile est limité par l'ouverture : environ 2× par mm de diamètre de l'objectif. Un télescope typique de grande surface a un objectif de 60 mm, ce qui plafonne autour de 120×. Au-delà, tu ne fais qu'agrandir une tache floue — l'image devient plus sombre et plus molle, pas plus nette. Les arguments de fort grossissement sont un signal d'alarme : le télescope a été conçu pour le marketing sur la fiche technique, pas pour voir quoi que ce soit.

Q2 Q2 : Pourquoi la plupart des amateurs expérimentés recommandent-ils un Dobsonian comme premier télescope ?

Trois raisons. D'abord, l'ouverture par euro — la monture simple fait que la majeure partie du budget part dans un grand miroir, et l'ouverture est la spécification qui compte le plus pour ce que tu peux voir. Ensuite, la monture est intuitive : tu pousses le tube là où tu veux pointer, comme pour viser avec un canon. Pas de réglage équatorial, pas de coordonnées célestes, pas d'alignement motorisé. Enfin, moins de choses à casser — pas d'électronique, pas d'engrenages. Un Dobsonian de 6″ ou 8″ dans la gamme 300–600 € te donnera de vraies vues de galaxies et de nébuleuses et durera des décennies.

Q3 Q3 : Tu viens d'acheter un télescope rangé dans une maison chauffée. C'est une nuit d'hiver dégagée. Que dois-tu faire, et pourquoi ?

Sors-le 30–60 minutes avant d'observer. Des optiques chaudes qui rayonnent dans l'air froid créent des courants dans le tube qui brouillent l'image — ton disque d'Airy va bouillir et onduler, et les doubles serrées ou les détails planétaires deviennent impossibles. Les miroirs mettent plus de temps que les lentilles à s'équilibrer ; un grand Dobsonian peut nécessiter une heure complète. Tant que le télescope n'a pas atteint la température ambiante, même une nuit parfaite côté seeing paraîtra mauvaise.

Q4 Q4 : Un débutant te dit : « J'ai regardé la galaxie d'Andromède dans mon nouveau télescope et ça ne ressemble pas du tout aux photos. J'ai dû acheter un mauvais télescope. » Que lui manque-t-il ?

Ton œil ne fait pas de poses longues. Les photos d'Andromède sont des empilements d'une heure qui accumulent des milliers de fois plus de lumière que ta rétine ne peut en collecter en un instant. Ce que tu vois visuellement est une faible lueur allongée — le noyau brillant et un soupçon du disque. C'est bien Andromède, à 2,5 millions d'années-lumière. L'art de voir visuellement les objets du ciel profond se développe avec la pratique : adaptation à l'obscurité, vision décalée, patience à l'oculaire, et apprentissage de ce qu'il faut chercher comme détails subtils. Le télescope est probablement très bien — ce sont les yeux qui ont besoin d'entraînement.

Q5 Q5 : Pourquoi un télescope GoTo a-t-il besoin que tu connaisses quelques noms d'étoiles brillantes, alors même que l'ordinateur trouve tout pour toi ?

Parce que l'ordinateur ne sait pas où il pointe tant que tu ne le lui dis pas. La plupart des montures GoTo exigent un alignement sur 2 ou 3 étoiles : la raquette affiche « Pointer vers Capella » (ou propose une liste), et tu confirmes en centrant cette étoile dans l'oculaire. Si tu ne sais pas laquelle est Capella, tu ne peux pas dire si le télescope y est vraiment pointé — et un mauvais alignement rend tous les pointages suivants faux. La préparation avec un outil comme le Drill des noms d'étoiles de Nightbase paie dès que le ciel s'assombrit.

Q6 Q6 : Tu ne peux t'offrir qu'un seul accessoire en plus de ce qui est livré avec ton télescope. Celui-ci est venu avec un seul oculaire de 25 mm. Que faut-il acheter ?

Un oculaire de grossissement moyen dans la gamme 10–15 mm (par exemple, un Plössl de 10 mm). Ton 25 mm est déjà un bon oculaire à faible grossissement — il trouve les objets et montre de larges champs. Ce qui manque, c'est le grossissement de travail pour les planètes, les amas globulaires et les nébuleuses planétaires. Un oculaire de 10 mm dans un Dobsonian typique de 1200 mm de focale te donne 120× — le sweet spot pour les bandes nuageuses de Jupiter, les anneaux de Saturne et la séparation de nombreuses étoiles doubles. Entre ces deux oculaires, tu couvriras l'essentiel de ce que tu veux observer lors de ta première année.

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